Lundi 13 juin 2011 1 13 /06 /Juin /2011 00:00

Hier domaine réservé de la femme, l'entretien de la maison est une tâche que certains hommes veulent bien remplir aujourd'hui. L'Algérie, connue pour son machisme, les tâches ménagères et l'éducation des enfants sont exclusivement réservées aux femmes. Mais avec le chômage et l'éducation des filles, la société algérienne a connu une mutation ces dernières années. Beaucoup d'hommes se retrouvent à la maison. Par choix quelquefois, mais plus souvent par obligation. Se définissent-ils comme des hommes au foyer? «Homme au foyer? «Hacha» mon frère. Moi, je suis un chômeur», nous répond Rahim, marié et père de deux enfants. Malgré son machisme invétéré, Rahim avoue que c'est sa femme qui travaille pour nourrir la famille. «Allah ghaleb, je n'ai pas trouvé d'emploi, donc j'accepte que ma femme travaille», rapporte-t-il. Malgré cela, il refuse d'aider sa femme dans les tâches ménagères. «Jamais de la vie. Ce n'est pas mon rôle de faire le ménage ou d'éduquer les enfants mais c'est celui de ma femme. La seule chose que je fais c'est d'accompagner de temps à autre les enfants à l'école», affirme-t-il fièrement. Une autre rencontre a eu lieu à la sortie d'une école. Karim admet: «Oui, je suis un homme au foyer et j'assume». «C'est moi qui m'occupe des enfants à la maison. Et pour les tâches ménagères, j'aide ma femme», ajoute-t-il avec assurance. «Sous le regard bienveillant, admiratif ou railleur de mes proches, je m'investis à fond dans l'éducation des enfants», confie-t-il pour expliciter sa situation. Par choix Quelles sont les raisons qui l'ont poussé à opter pour cette vie? «J'étais une personne très active. J'avais 4 magasins à gérer. Je travaillais trop; je ne m'arrêtais pas jusqu'à une heure tardive», relate Karim, père de quatre enfants. «Mes deux premiers enfants, je ne les ai pas vus grandir. Le temps est passé si vite. Ils ont été scolarisés sans que je ne leur accorde une minute. Je me suis senti comme un minable qui négligeai l'éducation de ses enfants», regrette-t-il. «A la naissance de mon troisième enfant, j'ai pris la décision de changer de vie. J'ai mis en location mes commerces. Et là, je peux enfin m'occuper de mes enfants», poursuit-il. Mais qu'en pense sa femme qui, elle, n'a pas voulu abandonner son emploi d'enseignante? «Hier encore, c'était inconcevable de le voir ne serai-ce qu'une journée à la maison. L'opprobre général s'abattait sur lui, malheureux d'être contraint de rester au foyer un jour férié ou de maladie», se remémore-t-elle. «Je le voyais tourner en rond. Dévalorisé, dévirilisé. Mais d'un seul coup, j'ai vu sa mentalité évoluer, il a changé. Aujourd'hui, il est à la maison comme un poisson dans l'eau», rapporte-t-elle. Toutefois, elle admet que son mari n'est pas totalement inactif. Il fait des affaires de temps à autre, ce qui lui permet de se remettre dans le bain. «Je n'aurais ni aimé ni accepté qu'il ne fasse rien de ses journées», avoue-t-elle. La rencontre de Karim nous a porté chance puisque juste après nous avons rencontré un autre homme au foyer. Il s'agit d'Amine. Son histoire à lui est à la fois triste et émouvante. Cadre dans une grande entreprise, Amine était un bureaucrate dans l'âme. Il ne vivait pratiquement que pour son travail. Les heures supplémentaires étaient devenues monnaie courante. Mais un malheur viendra changer sa vision de la vie. «Ma petite fille a eu un accident à la sortie de son école», raconte Amine les larmes aux yeux. Au moment du drame, Amine était en mission à l'étranger. Puis commence le processus de culpabilisation.«Je n'étais pas là pour elle», se lamente-t-il. Il a dès lors décidé de changer de métier, d'opter pour celui qui le rapproche davantage de son foyer. Faouzi, de son côté, n'est pas un homme au foyer mais se dit capable d'en devenir un. «Je crois que je pourrais très bien réussir», dit-il en souriant, câlinant ses deux petits enfants. «Je pense que nous [hommes] pouvons tout faire». C'est avec cet état d'esprit que Faouzi dit avoir créé et consolidé une famille très harmonieuse. «J'aide ma femme pour la cuisine et les tâches ménagères sans complexe», révèle-t-il. La plupart des «hommes à la maison» le sont par contrainte ou par habitude. «J'avais mon atelier de menuiserie mais j'ai fait faillite. Je me suis retrouvé au chômage et j'y ai pris goût», admet Idir, qui refuse toutefois d'être qualifié comme homme au foyer. «Moi, je le vis très bien. C'est vrai que je suis à la recherche d'un emploi mais je ne me casse pas trop la tête...», souligne-t-il. Cependant, la femme de Idir vit mal la situation. La belle-famille d'Idir ne lui parle plus et le voit comme un moins que rien... Voilà donc que le quotidien de ces hommes n'est pas toujours simple! «J'aide ma femme» Le regard de leur compagne change parfois, et l'entourage, troublé, ne résiste pas toujours à la tentation de juger. Quel est le regard des femmes sur cette situation? «Le rôle d'un mari est de subvenir aux besoins de sa famille», peste Ryma, une jeune maman qui garantit qu'elle ne pourra jamais vivre avec un homme qu'elle entretient. Même son de cloche du côté de Selma qui estime que déjà pour une femme il est inacceptable qu'elle reste à la maison, alors pour un homme...! «Il n'y a pas d'homme au foyer en Algérie. Ce ne sont que des flémard qui veulent se faire entretenir par leurs femmes», lance-t-elle. Pour elle, en Algérie la plupart de ces hommes qui ne travaillent pas «sont invivables. Ils sont complexés vis-à-vis du travail et de leurs femmes. Leurs femmes travaillent pour eux, et ils ne daigne même pas lever le petit doigt», dénonce-t-elle. «Déjà juste que le terme de chef de famille ne soit attribué qu'aux hommes, cela veut tout dire...», réplique-t-elle. On est donc très loin des hommes au foyer à «l'occidentale», qui veulent voir leurs enfants grandir au quotidien.

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Lundi 6 juin 2011 1 06 /06 /Juin /2011 00:00

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Lundi 6 juin 2011 1 06 /06 /Juin /2011 00:00

Pour atténuer la déception de la défaite, il faut rappeler la manita infligée par l'Algérie au Maroc un certain (1-5), en 1979 à Casablanca svp. c'était une autre époque, un autre entraîneur (Khalef Mahieddine), et d'autres joueurs (Tedj Bensaoula, Lakhdar Belloumi and co). 1, 2, 3 Viva l'Algérie http://goo.gl/0uF8H

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Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 00:00
Dans l’entretien qui suit, Vahid Halilhodzic se livre à d’autres confessions que celles inhérentes à sa vie de sélectionneur national. Il  parle d’Alger qu’il découvre pour la toute première fois, de son soleil et de son patrimoine dont il a découvert une facette lors de sa dernière visite à Alger, quoique courte, estime-t-il.

On voudrait vous entretenir, si vous le souhaitez bien, mais sans parler spécialement football…
Je suis à votre entière disposition. Cela ne me dérangerait pas que vous me parliez aussi de football. Il n’y a aucun problème.
Pour votre deuxième visite en l’Algérie, comment avez-vous trouvé le pays ?
Très beau ! Il est vrai que je n’ai pas eu l’occasion de tout visiter du moment que je ne suis resté que deux jours, mais les quelques endroits que j’ai vus m’ont vraiment subjugué. Je ne le dis pas par complaisance, mais je vous assure que j’ai beaucoup aimé. La mer, le soleil…la chaleur des gens, autant de choses que j’ai aimées a Alger
Vous êtes parti, d’après nos informations, à la Casbah. Que retenez-vous de cette visite ?  
Beaucoup de choses. C’est un site historique. Ça fait partie du patrimoine algérien. Je retiens aussi le contact avec les gens. L’échange a été très intéressant. En tant que sélectionneur national, il est très important pour moi de connaître le pays où je travaille. 
Comment trouvez-vous la mentalité algérienne ? 
Vous savez, ce n’est pas la première fois que j’ai affaire à des Algériens. J’ai toujours entretenu de bonnes relations avec eux. J’ai déjà eu aussi à travailler avec Kaoua par le passé, ce qui m’a permis à travers lui de connaître un peu la mentalité algérienne.
Et elle est comment ?
Dure ! (Rires). L’Algérien est connu pour son chauvinisme. Il est aussi nerveux et sensible à la fois. Ce qui fait qu’il réagit au quart de tour. Ce qui ne l’empêche pas d’être humain et hospitalier.
Passons à autre chose. Parlons de l’ambiance ramadanesque que vous a eu à connaître durant votre dernière visite en Algérie. Comment avez-vous vécu ce moment ?
Le mois de Ramadhan est un moment spécial pour tous les musulmans, c’est un mois sacré durant lequel ils mettent en pratique un des piliers de l’Islam. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance qui régnait à Alger car les Algériens vivent ce moment comme étant une fête. 
Soyez plus explicite…
Par exemple, durant la journée, j’ai constaté que les rues étaient quasiment vides. Il n’y avait pratiquement aucun mouvement de foule à travers les quartiers où j’ai eu à passer. Mais la nuit, c’est une tout autre histoire. Juste après la rupture du jeûne, on assiste à un scénario tout à fait contraire. Alger devient une tout autre ville avec cette foule qui envahit ses rues. Le soir, les Algériens deviennent plus souriants, contrairement à la journée où il est clair que le jeûne les fatigue.
Personnellement, avez eu à ressentir cette ambiance ramadanesque ?
Oui, n’oubliez pas que je suis originaire de la Bosnie, un pays dont la plupart des habitants sont des musulmans. De ce fait, je connaîs parfaitement ce que représente ce mois et le rituel qui va avec, jeûner du petit matin jusqu’au coucher du soleil sans oublier la prière du soir. Bref, c’est pour vous dire que cette ambiance en Algérie est similaire à celle que j’ai eu à vivre dans mon pays natal. 
Vous n’avez pas évoqué un point important.
Lequel ? 
Celui relatif à la nourriture. Avez eu l’occasion de déguster des plats typiquement algériens ou bien vous vous êtes contenté de plats européens ?
Bien évidemment que j’ai mangé des plats algériens. 
Lesquels et avec qui ?
En compagnie du président de la Fédération algérienne de football, Mohamed Raouraoua, qui m’a invité chez lui et qui a été aux petits soins durant tout mon séjour.
Notre curiosité nous pousse à vous demander quel plat avez-vous eu l’occasion de goûter ?
J’ai dégusté votre plat populaire. Comment on l’appelle au fait… Attendez que je me souvienne… Ah !, C’est bon, la chorba. J’ai trouvé que c’était très délicieux. 
C’est tout ?
Non, j’ai mangé aussi autre chose pour accompagner la chorba, mais je ne me rappelle pas comment il s’appelle. Aidez-moi s’il vous plaît…
Le bourek…
Effectivement, j’ai trouvé que ça avait un très bon goût. Avec la chorba, je trouve que vous avez de très belles coutumes même en ce qui concerne le côté culinaire. 
On imagine que le président de la FAF vous a invité à déguster le fameux kalb ellouz, un gâteau algérien, avec du thé…
Sincèrement, je n’ai pas retenu le nom, mais effectivement j’ai mangé des gâteaux. Mais bon, avec le temps je vais apprendre à retenir tous ces noms. 
Peut-être à l’occasion de votre prochaine visite qui est toute proche puisqu’il y a un stage à la fin du mois en cours. Ce sera une occasion pour vous de vivre les derniers jours de ce mois sacré et manger la chorba du cuisinier de l’EN…
Ce ne sera pas une première puisque j’ai déjà eu à goûter la chorba de notre cuisto, Farid, lors du stage de Marcoussis. Elle était très bonne. Je serai content d’en manger une nouvelle fois lors de mon nouveau séjour en Algérie. 

Par sandub - Publié dans : Articles - Communauté : ALGERIA
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